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Titre
I.
Article 1
L'association est la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent
en commun, d'une façon permanente, leurs connaissances ou leur activité
dans un but autre que de partager des bénéfices. Elle est régie,
quant à sa validité, par les principes généraux
du droit applicables aux contrats et obligations.
Article 2
Les associations de personnes pourront se former librement sans autorisation
ni déclaration préalable, mais elles ne jouiront de la capacité
juridique que si elles se sont conformées aux dispositions de l'article
5.
Article 3
Toute association fondée sur une cause ou en vue d'un objet illicite,
contraire aux lois, aux bonnes moeurs, ou qui aurait pour but de porter atteinte
à l'intégrité du territoire national et à la forme
républicaine du gouvernement, est nulle et de nul effet.
Article 4
Tout membre d'une association qui n'est pas formée pour un temps déterminé
peut s'en retirer en tout temps, après paiement des cotisations échues
et de l'année courante, nonobstant toute clause contraire.
Article 5
Modifié par Loi n°81-909 du 9 octobre 1981 (JORF 10 octobre 1981
rectificatif JORF 16 octobre 1981).
Toute association qui voudra obtenir la capacité juridique prévue
par l'article 6 devra être rendue publique par les soins de ses fondateurs.La
déclaration préalable en sera faite à la préfecture
du département ou à la sous-préfecture de l'arrondissement
où l'association aura son siège social.
Elle fera connaître le titre et l'objet de l'association, le siège de ses établissements et les noms, professions et domiciles et nationalités de ceux qui, à un titre quelconque, sont chargés de son administration ou de sa direction. Deux exemplaires des statuts seront joints à la déclaration. Il sera donné récépissé de celle-ci dans le délai de cinq jours.
Lorsque l'association aura son siège social à l'étranger, la déclaration préalable prévue à l'alinéa précédent sera faite à la préfecture du département où est situé le siège de son principal établissement.L'association n'est rendue publique que par une insertion au Journal officiel, sur production de ce récépissé.
Les associations sont tenues de faire connaître, dans les trois mois, tous les changements survenus dans leur administration ou direction, ainsi que toutes les modifications apportées à leurs statuts.Ces modifications et changements ne sont opposables aux tiers qu'à partir du jour où ils auront été déclarés.Les modifications et changements seront en outre consignés sur un registre spécial qui devra être présenté aux autorités administratives ou judiciaires chaque fois qu'elles en feront la demande.
Article
5
Modifié par Ordonnance n°2005-856 du 28 juillet 2005 art. 4 (JORF
29 juillet 2005 en vigueur le 1er janvier 2006).
Toute association qui voudra obtenir la capacité juridique prévue
par l'article 6 devra être rendue publique par les soins de ses fondateurs.La
déclaration préalable en sera faite à la préfecture
du département ou à la sous-préfecture de l'arrondissement
où l'association aura son siège social.
Elle fera connaître le titre et l'objet de l'association, le siège de ses établissements et les noms, professions et domiciles et nationalités de ceux qui, à un titre quelconque, sont chargés de son administration. Un exemplaire des statuts est joint à la déclaration. Il sera donné récépissé de celle-ci dans le délai de cinq jours.Lorsque l'association aura son siège social à l'étranger, la déclaration préalable prévue à l'alinéa précédent sera faite à la préfecture du département où est situé le siège de son principal établissement.
L'association n'est rendue publique que par une insertion au Journal officiel, sur production de ce récépissé.Les associations sont tenues de faire connaître, dans les trois mois, tous les changements survenus dans leur administration, ainsi que toutes les modifications apportées à leurs statuts.Ces modifications et changements ne sont opposables aux tiers qu'à partir du jour où ils auront été déclarés.Les modifications et changements seront en outre consignés sur un registre spécial qui devra être présenté aux autorités administratives ou judiciaires chaque fois qu'elles en feront la demande.
Article
6
Modifié par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 art. 5 II
(JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002).
Toute association régulièrement déclarée peut,
sans aucune autorisation spéciale, ester en justice, recevoir des dons
manuels ainsi que des dons d'établissements d'utilité publique,
acquérir à titre onéreux, posséder et administrer,
en dehors des subventions de l'Etat, des régions, des départements,
des communes et de leurs établissements publics :
1° Les cotisations de ses membres ou les sommes au moyen desquelles ces cotisations ont été rédimées, ces sommes ne pouvant être supérieures à 16 euros ;
2° Le local destiné à l'administration de l'association et à la réunion de ses membres ;
3° Les immeubles strictement nécessaires à l'accomplissement du but qu'elle se propose.Les associations déclarées qui ont pour but exclusif l'assistance, la bienfaisance, la recherche scientifique ou médicale peuvent accepter les libéralités entre vifs ou testamentaires dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat.Lorsqu'une association donnera au produit d'une libéralité une affectation différente de celle en vue de laquelle elle aura été autorisée à l'accepter, l'acte d'autorisation pourra être rapporté par décret en Conseil d'Etat.
Article
6
Modifié par Ordonnance n°2005-856 du 28 juillet 2005 art. 2 (JORF
29 juillet 2005 en vigueur le 1er janvier 2006).
Toute association régulièrement déclarée peut,
sans aucune autorisation spéciale, ester en justice, recevoir des dons
manuels ainsi que des dons d'établissements d'utilité publique,
acquérir à titre onéreux, posséder et administrer,
en dehors des subventions de l'Etat, des régions, des départements,
des communes et de leurs établissements publics :
1° Les cotisations de ses membres ou les sommes au moyen desquelles ces cotisations ont été rédimées, ces sommes ne pouvant être supérieures à 16 euros ;
2° Le local destiné à l'administration de l'association et à la réunion de ses membres ;
3° Les immeubles strictement nécessaires à l'accomplissement du but qu'elle se propose.Les associations déclarées qui ont pour but exclusif l'assistance, la bienfaisance, la recherche scientifique ou médicale peuvent accepter les libéralités entre vifs ou testamentaires dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat.
NOTA
: Ordonnance n° 2005-856 du 28 juillet 2005 art. 9 :
l'article 2 n'est pas applicable aux libéralités pour lesquelles
des demandes d'autorisation de leur acceptation ont été formées
avant l'entrée en vigueur de la présente ordonnance.
Article
7
Modifié par Loi n°71-604 du 20 juillet 1971 (JORF 21 juillet 1971).
En cas de nullité prévue par l'article 3, la dissolution de
l'association est prononcée par le tribunal de grande instance, soit
à la requête de tout intéressé, soit à la
diligence du ministère public.
Celui-ci peut assigner à jour fixe et le tribunal, sous les sanctions prévues à l'article 8, ordonner par provision et nonobstant toute voie de recours, la fermeture des locaux et l'interdiction de toute réunion des membres de l'association.En cas d'infraction aux dispositions de l'article 5, la dissolution peut être prononcée à la requête de tout intéressé ou du ministère public.
Article
8
Modifié par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 art. 3 (JORF
22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002).
Seront punis d'une amende prévue par le 5° de l'article 131-13
du code pénal pour les contraventions de 5è classe en première
infraction, et, en cas de récidive, ceux qui auront contrevenu aux
dispositions de l'article 5 .
Seront punis de trois ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende , les fondateurs, directeurs ou administrateurs de l'association qui se serait maintenue ou reconstituée illégalement après le jugement de dissolution.Seront punies de la même peine toutes les personnes qui auront favorisé la réunion des membres de l'association dissoute, en consentant l'usage d'un local dont elles disposent.
Article
9
En cas de dissolution volontaire, statutaire ou prononcée par justice,
les biens de l'association seront dévolus conformément aux statuts
ou, à défaut de disposition statutaire, suivant les règles
déterminées en assemblée générale.
Titre
II.
Article 10
Modifié par Loi n°87-571 du 23 juillet 1987 art. 17 (JORF 24 juillet
1987).
Les associations peuvent être reconnues d'utilité publique par
décret en Conseil d'Etat à l'issue d'une période probatoire
de fonctionnement d'une durée au moins égale à trois
ans.La reconnaissance d'utilité publique peut être retirée
dans les mêmes formes.
La période probatoire de fonctionnement n'est toutefois pas exigée si les ressources prévisibles sur un délai de trois ans de l'association demandant cette reconnaissance sont de nature à assurer son équilibre financier.
Article
11
Modifié par Loi n°2003-709 du 1 août 2003 art. 16 (JORF 2
août 2003).
Ces associations peuvent faire tous les actes de la vie civile qui ne sont
pas interdits par leurs statuts, mais elles ne peuvent posséder ou
acquérir d'autres immeubles que ceux nécessaires au but qu'elles
se proposent.
Toutes les valeurs mobilières d'une association doivent être placées en titres nominatifs, en titres pour lesquels est établi le bordereau de références nominatives prévu à l'article 55 de la loi n° 87-416 du 17 juin 1987 sur l'épargne ou en valeurs admises par la Banque de France en garantie d'avances.
Elles peuvent recevoir des dons et des legs dans les conditions prévues par l'article 910 du code civil. Les immeubles compris dans un acte de donation ou dans une disposition testamentaire qui ne seraient pas nécessaires au fonctionnement de l'association sont aliénés dans les délais et la forme prescrits par le décret ou l'arrêté qui autorise l'acceptation de la libéralité ; le prix en est versé à la caisse de l'association. Cependant, elles peuvent acquérir, à titre onéreux ou à titre gratuit, des bois, forêts ou terrains à boiser.
Article
11
Modifié par Ordonnance n°2005-856 du 28 juillet 2005 art. 2 (JORF
29 juillet 2005 en vigueur le 1er janvier 2006).
Ces associations peuvent faire tous les actes de la vie civile qui ne sont
pas interdits par leurs statuts, mais elles ne peuvent posséder ou
acquérir d'autres immeubles que ceux nécessaires au but qu'elles
se proposent.
Cependant, elles peuvent acquérir, à titre onéreux ou à titre gratuit, des bois, forêts ou terrains à boiser. Toutes les valeurs mobilières d'une association doivent être placées en titres nominatifs, en titres pour lesquels est établi le bordereau de références nominatives prévu à l'article 55 de la loi n° 87-416 du 17 juin 1987 sur l'épargne ou en valeurs admises par la Banque de France en garantie d'avances.Elles peuvent recevoir des dons et des legs dans les conditions prévues par l'article 910 du code civil.
NOTA
: Ordonnance n° 2005-856 du 28 juillet 2005 art. 9 :
l'article 2 n'est pas applicable aux libéralités pour lesquelles
des demandes d'autorisation de leur acceptation ont été formées
avant l'entrée en vigueur de la présente ordonnance.
Article
12
Abrogé par Décret du 12 avril 1939 (JORF 16 avril 1939).
Titre III.
Article 13
Modifié par Loi n°42-505 du 8 avril 1942 (JORF 17 avril 1942).
Toute congrégation religieuse peut obtenir la reconnaissance légale
par décret rendu sur avis conforme du Conseil d'Etat ; les dispositions
relatives aux congrégations antérieurement autorisées
leur sont applicables.
La reconnaissance légale pourra être accordée à tout nouvel établissement congréganiste en vertu d'un décret en Conseil d'Etat.
La dissolution de la congrégation ou la suppression de tout établissement ne peut être prononcée que par décret sur avis conforme du Conseil d'Etat.
Article
14
Abrogé par Loi du 3 septembre 1940 (JORF 4 septembre 1940).
Article 15
Modifié par Décret n°2004-1159 du 29 octobre 2004 art. 19
(JORF 31 octobre 2004 en vigueur le 1er janvier 2005).
Toute congrégation religieuse tient un état de ses recettes
et dépenses ; elle dresse chaque année le compte financier de
l'année écoulée et l'état inventorié de
ses biens meubles et immeubles.
La liste complète de ses membres, mentionnant leur nom de famille, ainsi que le nom sous lequel ils sont désignés dans la congrégation, leur nationalité, âge et lieu de naissance, la date de leur entrée, doit se trouver au siège de la congrégation.
Celle-ci est tenue de représenter sans déplacement, sur toute réquisition du préfet à lui même ou à son délégué, les comptes, états et listes ci-dessus indiqués.Seront punis des peines portées au paragraphe 2 de l'article 8 les représentants ou directeurs d'une congrégation qui auront fait des communications mensongères ou refusé d'obtempérer aux réquisitions du préfet dans les cas prévus par le présent article.
Article
16
Abrogé par Loi n°42-505 du 8 avril 1942 (JORF 17 avril 1942).
Article 17
Modifié par Loi n°42-505 du 8 avril 1942 (JORF 17 avril 1942).
Sont nuls tous actes entre vifs ou testamentaires, à titre onéreux
ou gratuit, accomplis soit directement, soit par personne interposée,
ou toute autre voie indirecte, ayant pour objet de permettre aux associations
légalement ou illégalement formées de se soustraire aux
dispositions des articles 2, 6, 9, 11, 13, 14 et 16.La nullité pourra
être prononcée soit à la diligence du ministère
public, soit à la requête de tout intéressé.
Article
18
Modifié par Loi du 17 juillet 1903 (JORF 18 juillet 1903).
Les congrégations existantes au moment de la promulgation de la présente
loi, qui n'auraient pas été antérieurement autorisées
ou reconnues, devront, dans le délai de trois mois, justifier qu'elles
ont fait les diligences nécessaires pour se conformer à ses
prescriptions.
A défaut
de cette justification, elles sont réputées dissoutes de plein
droit. Il en sera de même des congrégations auxquelles l'autorisation
aura été refusée.La liquidation des biens détenus
par elles aura lieu en justice.
Le tribunal, à la requête du ministère public, nommera,
pour y procéder, un liquidateur qui aura pendant toute la durée
de la liquidation tous les pouvoirs d'un administrateur séquestre.Le
tribunal qui a nommé le liquidateur est seul compétent pour
connaître, en matière civile, de toute action formée par
le liquidateur ou contre lui.Le liquidateur fera procéder à
la vente des immeubles suivant les formes prescrites pour les ventes de biens
de mineurs.
Le jugement
ordonnant la liquidation sera rendu public dans la forme prescrite pour les
annonces légales.Les biens et valeurs appartenant aux membres de la
congrégation antérieurement à leur entrée dans
la congrégation, ou qui leur seraient échus depuis, soit par
succession ab intestat en ligne directe ou collatérale, soit par donation
ou legs en ligne directe, leur seront restitués.
Les dons et legs qui leur auraient été faits autrement qu'en
ligne directe pourront être également revendiqués, mais
à charge par les bénéficiaires de faire la preuve qu'ils
n'ont pas été les personnes interposées prévues
par l'article 17.Les biens et valeurs acquis, à titre gratuit et qui
n'auraient pas été spécialement affectés par l'acte
de libéralité à une oeuvre d'assistance pourront être
revendiqués par le donateur, ses héritiers ou ayants droit,
ou par les héritiers ou ayants droit du testateur, sans qu'il puisse
leur être opposé aucune prescription pour le temps écoulé
avant le jugement prononçant la liquidation.Si les biens et valeurs
ont été donnés ou légués en vue de gratifier
non les congréganistes, mais de pourvoir à une oeuvre d'assistance,
ils ne pourront être revendiqués qu'à charge de pourvoir
à l'accomplissement du but assigné à la libéralité.
Toute action en reprise ou revendication devra, à peine de forclusion, être formée contre le liquidateur dans le délai de six mois à partir de la publication du jugement. Les jugements rendus contradictoirement avec le liquidateur, et ayant acquis l'autorité de la chose jugée, sont opposables à tous les intéressés.Passé le délai de six mois, le liquidateur procédera à la vente en justice de tous les immeubles qui n'auraient pas été revendiqués ou qui ne seraient pas affectés à une oeuvre d'assistance.
Le produit de la vente, ainsi que toutes les valeurs mobilières, sera déposé à la Caisse des dépôts et consignations.L'entretien des pauvres hospitalisés sera, jusqu'à l'achèvement de la liquidation, considéré comme frais privilégiés de liquidation.S'il n'y a pas de contestation ou lorsque toutes les actions formées dans le délai prescrit auront été jugées, l'actif net est réparti entre les ayants droit.
Le décret visé par l'article 20 de la présente loi déterminera, sur l'actif resté libre après le prélèvement ci-dessus prévu, l'allocation, en capital ou sous forme de rente viagère, qui sera attribuée aux membres de la congrégation dissoute qui n'auraient pas de moyens d'existence assurés ou qui justifieraient avoir contribué à l'acquisition des valeurs mises en distribution par le produit de leur travail personnel.
Article
19
Abrogé par Loi n°92-1336 du 16 décembre 1992 art. 323 (JORF
23 décembre 1992 en vigueur le 1er mars 1994).
Article 20
Un décret déterminera les mesures propres à assurer l'exécution
de la présente loi.
Article 21
Sont abrogés les articles 291, 292, 293 du code pénal, ainsi
que les dispositions de l'article 294 du même code relatives aux associations
; l'article 20 de l'ordonnance du 5-8 juillet 1820 ; la loi du 10 avril 1834
; l'article 13 du décret du 28 juillet 1848 ; l'article 7 de la loi
du 30 juin 1881 ; la loi du 14 mars 1872 ; le paragraphe 2, article 2, de
la loi du 24 mai 1825 ; le décret du 31 janvier 1852 et, généralement,
toutes les dispositions contraires à la présente loi.Il n'est
en rien dérogé pour l'avenir aux lois spéciales relatives
aux syndicats professionnels, aux sociétés de commerce et aux
sociétés de secours mutuels.
Article
21 bis
Créé par Loi n°81-909 du 9 octobre 1981 (JORF 10 octobre
1981 rectificatif JORF 16 octobre 1981).
La présente loi est applicable aux territoires d'outre-mer et à
la collectivité territoriale de Mayotte.Nota - Loi 2001-616 2001-07-11
art. 75 : Dans toutes les dispositions législatives et réglementaires
en vigueur à Mayotte, la référence à "la
collectivité territoriale de Mayotte" est remplacée par
la référence à "Mayotte", et la référence
à la "collectivité territorial est remplacée par
la référence à la "collectivité départementale".
Titre
IV : Des associations étrangères.
Article 22 à 35 :
Abrogés par Loi n°81-909 du 9 octobre 1981 (JORF 10 octobre 1981
rectificatif JORF 16 octobre 1981).
Décret
du 16 août 1901.
Décret pris pour l'exécution de la loi du 1er juillet 1901 relative
au contrat d'association - version consolidée au 29 avril 1981
Associations déclarées.
Article 1
Modifié par Décret n°81-404 du 24 avril 1981 (JORF 29 avril
1981).
La déclaration prévue par l'article 5, paragraphe 2, de la loi
du 1er juillet 1901 est faite par ceux qui, à un titre quelconque,
sont chargés de l'administration ou de la direction de l'association.
Dans
le délai d'un mois, elle est rendue publique par leurs soins au moyen
de l'insertion au journal officiel d'un extrait contenant la date de la déclaration,
le titre et l'objet de l'association, ainsi que l'indication de son siège
social.
Article 2
Toute personne a droit de prendre communication sans déplacement, au
secrétariat de la préfecture ou de la sous-préfecture,
des statuts et déclarations ainsi que des pièces faisant connaître
les modifications de statuts et les changements survenus dans l'administration
ou la direction. Elle peut même s'en faire délivrer à
ses frais expédition ou extrait.
Article 3
Modifié par Décret n°81-404 du 24 avril 1981 (JORF 29 avril
1981).
Les déclarations relatives aux changements survenus dans l'administration
ou la direction de l'association mentionnent :
1° Les changements de personnes chargées de l'administration ou de la direction ;
2° Les nouveaux établissements fondés ;
3° Le changement d'adresse du siège social ;
4°
Les acquisitions ou aliénations du local et des immeubles spécifiés
à l'article 6 de la loi du 1er juillet 1901 ; un état descriptif,
en cas d'acquisition, et l'indication des prix d'acquisition ou d'aliénation
doivent être joints à la déclaration.
Article 4
Modifié par Décret n°81-404 du 24 avril 1981 (JORF 29 avril
1981).
Pour les associations dont le siège est à Paris, les déclarations
et les dépôts de pièces annexées sont faits à
la préfecture de police.
Article 5
Modifié par Décret n°81-404 du 24 avril 1981 (JORF 29 avril
1981).
Le récépissé de toute déclaration contient l'énumération
des pièces annexées ; il est daté et signé par
le préfet, le sous-préfet ou leur délégué.
Article 6
Les modifications apportées aux statuts et les changements survenus
dans l'administration ou la direction de l'association sont transcrits sur
un registre tenu au siège de toute association déclarée
; les dates des récépissés relatifs aux modifications
et changements sont mentionnées au registre.
La présentation
dudit registre aux autorités administratives ou judiciaires, sur leur
demande, se fait sans déplacement au siège social.
Article 7
Les unions d'associations ayant une administration ou une direction centrale
sont soumises aux dispositions qui précèdent.
Elles déclarent, en outre, le titre, l'objet et le siège des associations qui les composent. Elles font connaître dans les trois mois les nouvelles associations adhérentes.
Associations
reconnues d'utilité publique.
Article 8
Les associations qui sollicitent la reconnaissance d'utilité publique
doivent avoir rempli au préalable les formalités imposées
aux associations déclarées.
Article 9
La demande en reconnaissance d'utilité publique est signée de
toutes les personnes déléguées à cet effet par
l'assemblée générale.
Article 10
Il est joint à la demande :
1° Un exemplaire du Journal officiel contenant l'extrait de la déclaration ;
2° Un exposé indiquant l'origine, le développement, le but d'intérêt public de l'oeuvre ;
3° Les statuts de l'association en double exemplaire ;
4° La liste de ses établissements avec indication de leur siège ;
5° La liste des membres de l'association avec l'indication de leur âge, de leur nationalité, de leur profession et de leur domicile, ou, s'il s'agit d'une union, la liste des associations qui la composent avec l'indication de leur titre, de leur objet et de leur siège ;
6° Le compte financier du dernier exercice ;
7° Un état de l'actif mobilier et immobilier et du passif.
8°
Un extrait de la délibération de l'assemblée générale
autorisant la demande en reconnaissance d'utilité publique.Ces pièces
sont certifiées sincères et véritables par les signataires
de la demande.
Article 11
Les statuts contiennent :
1° L'indication du titre de l'association, de son objet, de sa durée et de son siège social ;
2° Les conditions d'admission et de radiation de ses membres ;
3° Les règles d'organisation et de fonctionnement de l'association et de ses établissements, ainsi que la détermination des pouvoirs conférés aux membres chargés de l'administration ou de la direction, les conditions de modification des statuts et de la dissolution de l'association ;
4° L'engagement de faire connaître dans les trois mois à la préfecture ou à la sous-préfecture tous les changements survenus dans l'administration ou la direction et de présenter sans déplacement les registres et pièces de comptabilité, sur toute réquisition du préfet, à lui-même ou à son délégué ;
5° Les règles suivant lesquelles les biens seront dévolus en cas de dissolution volontaire, statutaire, prononcée en justice ou par décret ;
6°
Le prix maximum des rétributions qui seront perçues à
un titre quelconque dans les établissements de l'association où
la gratuité n'est pas complète.
Article 12
Modifié par Décret n°81-404 du 24 avril 1981 (JORF 29 avril
1981).
La demande est adressée au ministre de l'intérieur ; il en est
donné récépissé daté et signé avec
l'indication des pièces jointes. Le ministre fait procéder,
s'il y a lieu, à l'instruction de la demande. Il peut provoquer l'avis
du conseil municipal de la commune où l'association a son siège
et demander un rapport au préfet.Après avoir consulté
les ministres intéressés, il transmet le dossier au conseil
d'Etat.
Article 13
Une copie du décret de reconnaissance d'utilité publique est
transmise au préfet ou au sous-préfet pour être jointe
au dossier de la déclaration ; ampliation du décret est adressée
par ses soins à l'association reconnue d'utilité publique.
Article 13-1
Créé par Décret n°80-1074 du 17 décembre 1980
(JORF 28 décembre 1980).
Les modifications apportées aux statuts ou la dissolution volontaire
d'une association reconnue d'utilité publique prennent effet après
approbation donnée par décret en Conseil d'Etat pris sur le
rapport du ministre de l'intérieur.
Toutefois, l'approbation peut être donnée par arrêté du ministre de l'intérieur à condition que cet arrêté soit pris conformément à l'avis du Conseil d'Etat.Par dérogation aux dispositions qui précèdent, la modification des statuts portant sur le transfert à l'intérieur du territoire français du siège de l'association prend effet après approbation du ministre de l'intérieur.
Associations
déclarées et associations reconnues d'utilité publique.
Article 14
Si les statuts n'ont pas prévu les conditions de liquidation et de
dévolution des biens d'une association en cas de dissolution, par quelque
mode que ce soit, ou si l'assemblée générale qui prononce
la dissolution volontaire n'a pas pris de décision à cet égard,
le tribunal, à la requête du ministère public, nomme un
curateur.
Ce curateur
provoque, dans le délai déterminé par le tribunal, la
réunion d'une assemblée générale dont le mandat
est uniquement de statuer sur la dévolution des biens ; il exerce les
pouvoirs conférés par l'article 813 du code civil aux curateurs
des successions vacantes.
Article 15
Lorsque l'assemblée générale est appelée à
se prononcer sur la dévolution des biens, quel que soit le mode de
dévolution, elle ne peut, conformément aux dispositions de l'article
1er de la loi du 1er juillet 1901, attribuer aux associés, en dehors
de la reprise des apports, une part quelconque des biens de l'association.
Congrégations religieuses.
Demandes en autorisation.
Article 16
Les demandes en autorisation adressées au Gouvernement, dans le délai
de trois mois à partir de la promulgation de la loi du 1er juillet
1901, tant par des congrégations existantes et non autorisées
que par des personnes désirant fonder une congrégation nouvelle,
restent soumises aux dispositions de l'arrêté ministériel
du 1er juillet 1901 susvisé.Les demandes en autorisation adressées
au Gouvernement après ce délai de trois mois, en vue de la fondation
d'une congrégation nouvelle, sont soumises aux conditions contenues
dans les articles ci-après.
Article 17
La demande est adressée au ministre de l'intérieur. Elle est
signée de tous les fondateurs et accompagnée des pièces
de nature à justifier l'identité des signataires.Il est donné
récépissé daté et signé avec indication
des pièces jointes.
Article 18
Il est joint à la demande :
1° Deux exemplaires du projet de statuts de la congrégation ;
2° L'état des apports consacrés à la fondation de la congrégation et des ressources destinées à son entretien ;
3°
La liste des personnes qui, à un titre quelconque, doivent faire partie
de la congrégation et de ses établissements, avec indication
de leurs nom, prénoms, âge, lieu de naissance et nationalité.
Si l'une de ces personnes a fait antérieurement partie d'une autre
congrégation, il est fait mention, sur la liste du titre, de l'objet
et du siège de cette congrégation, des dates d'entrée
et de sortie et du nom sous lequel la personne y était connue.Ces pièces
sont certifiées sincères et véritables par l'un des signataires
de la demande ayant reçu mandat des autres à cet effet.
Article 19
Les projets de statuts contiennent les mêmes indications et engagements
que ceux des associations reconnues d'utilité publique, sous réserve
des dispositions de l'article 7 de la loi du 24 mai 1825 sur la dévolution
des biens en cas de dissolution.L'âge, la nationalité, le stage
et la contribution pécuniaire maximum exigée à titre
de souscription, cotisation, pension ou dot, sont indiqués dans les
conditions d'admission que doivent remplir les membres de la congrégation.Les
statuts contiennent, en outre :
1° La soumission de la congrégation et de ses membres à la juridiction de l'ordinaire ;
2° L'indication des actes de la vie civile que la congrégation pourra accomplir avec ou sans autorisation, sous réserve des dispositions de l'article 4 de la loi du 24 mai 1825 ;
3°
L'indication de la nature de ses recettes et de ses dépenses et la
fixation du chiffre au-dessus duquel les sommes en caisse doivent être
employées en valeurs nominatives et du délai dans lequel l'emploi
devra être fait.
Article 20
La demande doit être accompagnée d'une déclaration par
laquelle l'évêque du diocèse s'engage à prendre
la congrégation et ses membres sous sa juridiction.
Instruction des demandes en autorisation.
Article 21
La ministre fait procéder à l'instruction des demandes mentionnées
en l'article 16 du présent règlement, notamment en provoquant
l'avis du conseil municipal de la commune dans laquelle est établie
ou doit s'établir la congrégation et un rapport du préfet
Après avoir consulté les ministres intéressés, il soumet à l'une ou à l'autre des deux chambres les demandes des congrégations.
Etablissements
dépendant d'une congrégation religieuse autorisée.
Demandes en autorisation.
Article 22
Toute congrégation déjà régulièrement autorisée
à fonder un ou plusieurs établissements et qui veut en fonder
un nouveau doit présenter une demande signée par les personnes
chargées de l'administration ou de la direction de la congrégation.La
demande est adressée au ministre de l'intérieur. Il en est donné
récépissé daté et signé avec indication
des pièces jointes.
Article 23
Il est joint à la demande :
1° Deux exemplaires des statuts de la congrégation ;
2° Un état de ses biens meubles et immeubles, ainsi que de son passif ;
3° L'état des fonds consacrés à la fondation de l'établissement et des ressources destinées à son fonctionnement ;
4° La liste des personnes qui, à un titre quelconque, doivent faire partie de l'établissement (la liste est dressée conformément aux dispositions de l'article 18, 3°) ;
5° L'engagement de soumettre l'établissement et ses membres à la juridiction de l'ordinaire du lieu.Ces pièces sont certifiées sincères et véritables par l'un des signataires de la demande ayant reçu mandat des autres à cet effet. La demande est accompagnée d'une déclaration par laquelle l'évêque du diocèse où doit être situé l'établissement s'engage à prendre sous sa juridiction cet établissement et ses membres.
Instruction
des demandes en autorisation.
Article 24
Le ministre fait procéder, s'il y a lieu, à l'instruction, notamment
en provoquant l'avis du conseil municipal de la commune où l'établissement
doit être ouvert et les rapports des préfets, tant du département
où la congrégation a son siège que de celui où
doit se trouver l'établissement.Le décret d'autorisation règle
les conditions spéciales de fonctionnement de l'établissement.
Dispositions
communes aux congrégations religieuses et à leurs établissements.
Article 25
En cas de refus d'autorisation d'une congrégation ou d'un établissement,
la décision est notifiée aux demandeurs par les soins du ministre
de l'intérieur et par la voie administrative.En cas d'autorisation
d'une congrégation, le dossier est retourné au préfet
du département où la congrégation a son siège.
En cas
d'autorisation d'un établissement, le dossier est transmis au préfet
du département où est situé l'établissement. Avis
de l'autorisation est donné par le ministre au préfet du département
où la congrégation dont dépend l'établissement
a son siège.Ampliation de la loi ou du décret d'autorisation
est transmise par le préfet aux demandeurs.
Article 26
Les congrégations inscrivent sur des registres séparés
les comptes, états et listes qu'elles sont obligées de tenir
en vertu de l'article 15 de la loi du 1er juillet 1901.
Article 27
Chaque préfet consigne, par ordre de date sur un registre spécial,
toutes les autorisations de tutelle ou autres qu'il est chargé de notifier
et, quand ces autorisations sont données sous sa surveillance et son
contrôle, il y mentionne expressément la suite qu'elles ont reçue.
Article 28
Les actions en nullité ou en dissolution formées d'office par
le ministère public en vertu de la loi du 1er juillet 1901 sont introduites
au moyen d'une assignation donnée à ceux qui sont chargés
de la direction ou de l'administration de l'association ou de la congrégation.Tout
intéressé, faisant ou non partie de l'association ou de la congrégation,
peut intervenir dans l'instance.
Article 29
Dans tout établissement d'enseignement privé, de quelque ordre
qu'il soit, relevant ou non d'une association ou d'une congrégation,
il doit être ouvert un registre spécial destiné à
recevoir les noms, prénoms, nationalité, date et lieu de naissance
des maîtres et employés, l'indication des emplois qu'ils occupaient
précédemment et des lieux où ils ont résidé
ainsi que la nature et la date des diplômes dont ils sont pourvus.Le
registre est représenté sans déplacement aux autorités
administratives, académiques ou judiciaires, sur toute réquisition
de leur part.
Article 30
Les dispositions des articles 2 à 6 du présent règlement
sont applicables aux associations reconnues d'utilité publique et aux
congrégations religieuses.
Article 31
Modifié par Décret n°81-404 du 24 avril 1981 (JORF 29 avril
1981).
Les registres prévus aux articles 6 et 26 sont cotés par première
et par dernière et paraphés sur chaque feuille par la personne
habilitée à représenter l'association ou la congrégation,
et le registre prévu à l'article 29 par l'inspecteur d'académie
ou son délégué. Les inscriptions sont faites de suite
et sans aucun blanc.
Dispositions transitoires.
Article 32
Pour les associations déclarées depuis la promulgation de la
loi du 1er juillet 1901, le délai d'un mois prévu à l'article
1er du présent règlement ne court que du jour de la promulgation
dudit règlement.
Article 33
Les associations ayant déposé une demande en reconnaissance
d'utilité publique antérieurement au 1er juillet 1901 devront
compléter les dossiers conformément aux dispositions des articles
10 et 11.Toutefois, les formalités de déclaration et de publicité
au Journal officiel ne seront pas exigées d'elles.